Le tome 1 aura gardé jusqu’au bout le mystère du titre de ce diptyque et c’est dans ce second volet qu’on comprendra enfin ce qu’il représente. On y retrouvera d’ailleurs bien des indices qui avaient été parsemés dans le premier opus. Ce deuxième album commence promptement, avec une narration à la première personne : c’est Marie-Louise qui parle. Le parallèle saute aux yeux : Marie-Louise et sa sœur Julienne font forcément penser à Annette et sa sœur Hélène.
Le dessin de Marianne Duvivier est resté classique, réaliste et aéré et les couleurs gaies qui le mettent en valeur apportent à l’œuvre sa fraîcheur. Le tout porte bien le scénario : la quête de la vérité par Annette et ses résultats sont vraiment intéressants, faisant de "L’écharde" une bande dessinée à ne pas hésiter à découvrir. On est content, en tant que lecteur, d’avoir la réponse à la question posée dans le premier tome (pourquoi le père s’est suicidé) et on est surpris d’aller plus loin encore, et d’avoir une autre réponse (quel choc !) ; à une question qui s’est imposée durant l’enquête. Bravo !
Entre le Paris des étudiants assoiffés de changement et le souvenir des rafles du Vel d’Hiv, prenez la main d’Annette pour remonter le passé à la recherche de ce qui lui a été tu toute sa vie. On ne s’explique pas toujours pourquoi notre vie est ce qu’elle est. Trouver la réponse est parfois douloureux mais vaut mieux que de "garder des cadavres dans ses placards"...
A lire !
Ce tome 2 de "L’écharde" clôt ce Secret. A l’occasion de sa sortie, un coffret (souple, pas un emboîtage cartonné) a été mis en vente. Cette parution est en outre l’écho de la sortie d’un autre tome de la série Secrets : le T3/3 du "Serpent sous la glace".
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