Kazuo Umezu, né en 1936, est considéré au Japon comme le « père » de la
manga d’horreur. Avec
L’école emportée, il avait déjà terrorisé une génération de jeunes Japonais en son temps (de 1972 à 1974). Aujourd’hui, les éditions Glénat poursuivent l’exploration de son œuvre en nous offrant sa série
Baptism publiée initialement au Japon de 1974 à 1975 dans l'hebdomadaire Shôjo Comic destiné aux jeunes filles.
Il s’agit à nouveau d’une histoire d’horreur, et encore une fois avec cet auteur l’originalité est de mise. L’horreur de la situation décrite, le tabou des valeurs familiales violées et de l’innocence des enfants bafouée, fait que l’on accroche à ce récit. Umezu montre ce qui peut se cacher derrière les apparences sociales… Qui est véritablement notre voisin ? Qui se cache derrière le camarade de classe ? Ces questions nous font peur car elles déstabilisent notre croyance en une société rassurante. Le récit de Umezu instaure ainsi, par delà des scènes d’horreur parfois très crues, un climat angoissant.
Le dessin n’est pas très joli ; les personnages sont raides, courent bizarrement, etc… Il répond surtout à des codes expressifs (visages avec de grands yeux effrayés, bouches grandes ouvertes pour crier, etc...) qui servent la narration, et renforce le sentiment d’oppression ; tout comme le noir et blanc bien utilisé.
Une série annoncée en 4 tomes. A découvrir.