Réglés comme un métronome, Arleston et Tarquin nous livrent la suite de Lanfeust dans les étoiles à la même période. Cette aventure prend un nouveau tournant avec ce sixième tome où l'on retrouve enfin notre boule de poil préférée, j'ai nommé Hebus. On en apprend enfin plus sur les motivations de Dheluu et surtout sur les raisons de sa croisade. Le terme est bien choisi car il nous montre cet être méprisable sous un autre jour, comme le dernier survivant de son peuple et bien décidé à se venger des Meirrionides.
Le dessin de Tarquin, qui est bien aidé par les superbes couleurs de Claude Guth, est toujours en parfaite adéquation et s'adapte parfaitement aux différents genres qui parsèment ce tome. On passe tantôt de la science-fiction tantôt à l'
heroic fantasy. Et même, il s'améliore un peu dans le design des vaisseaux. Hormis l'Al Blattor de Thanos, les vaisseaux Meirrionides ont un look moins organique qu'au début de l'aventure. Les couleurs, de leur côté sont une vraie réussite et rajoutent de la vie aux cases.
Sans jamais se prendre au sérieux, en jonglant avec les genres en s'attirant les foudres des fans d'heroic fantasy et, avec
Lanfeust des étoiles, ceux de science fiction, cette histoire continue de nous faire rire avec des situations cocasses et ses jeux de mots prétextes à clins d'oeil. Des situations où Hebus maîtrise son sujet là où Lanfeust est totalement dépassé par la technologie. De plus, la myriade de figurants est drôle à souhait. Arleston fournit un travail excellent pour donner à cette histoire une vraie densité et une richesse, et parvient encore à nous surprendre. Lanfeust, Hebus et Cixi ne sont pas au bout de leurs aventures.
A tout cela s'ajoute un suspense haletant, et à peine la dernière page tournée, on a hâte de découvrir la suite de cette aventure. Une aventure qui s'approche tranquillement de sa conclusion.