Ce sixième tome de la série Druuna ne déroge pas à la règle et propose en proportions calculées scènes de désolation et scènes gaiement ensoleillées, scènes virtuelles et scènes réelles, scènes d’horreur et scènes pornographiques. Il ne déroge malheureusement pas non plus au fait que l’histoire est toujours aussi compliquée et que la lecture rendue difficile ne nous épanouit plus trop que par le splendide dessin de Serpieri. Pas de changement de ce côté-là non plus, finalement, mais c’est tant mieux : les volumes et les lumières sont maîtrisés avec toujours autant de talent, les êtres de chair comme les éléments plus sophistiqués (robots, architecture SF...) sont dessinés parfaitement et mis en couleur de la plus belle manière. Serpieri frise le chef d’œuvre incontestable... si ce n’était ce scénario qu’on désespère de plus en plus devenir plus abordable. Initialement parue en 1997, "Aphrodisia" a été rééditée en 2000 avec le nouveau design "couverture noire".
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