Ce dixième numéro mettant en avant les séries de la maison d'édition Apsen
Comics est riche en événements et montre l'ominiprésence de J.T. Krull sur ce label. En effet, il signe ou co-signe l'ensemble des séries de cette revue. Ainsi, la cohérence de l'univers imaginé par Michael Turner s'en trouve renforcé.
Pour ce qui est de de la série
Fathom, il est intéressant de voir le travail effectué par Koi Turnbull, son découpage se laisse aller vers plus de liberté en proposant des planches avec très peu de cases ou avec des plans mêlés pour donner l'impression de fluidité propre à l'élément aquatique. En revanche, certains personnages comme celui de Casque semblent un peu ratés avec leurs traits trop chargés.
Dans
Cannon Hawke la dualité entre Taras et Cannon prend ici un tournant plus prononcé. Car il devient de plus en plus difficile de voir lequel des deux prend le dessus sur le l'autre pour s'approprier le corps qu'ils partagent.
Et pour finir la série de Michael Turner,
Soulfire, poursuit son bonhomme de chemin sous la conduite du maitre qui risque d'être présent lors du prochain festival d'Angoulème. Les scènes fourmillant de détails alternent avec celles où seuls les personnages apparaissent, ce qui laisse un sentiment mitigé car cela semble un peu facile. Mais d'un autre côté cela donne une lecture plutôt fluide et facile.
Au final, il nous reste à attendre le prochain numéro pour savourer les futurs rebondissements que distille cette revue au compte goutte.