Cet essai paru aux éditions Hachette Littératures se présente sous la forme d’un petit livre souple que peut facilement glisser dans sa poche tout lecteur curieux d’en lire encore et encore sur ce sujet déjà tant visité.
Sa structure en trois parties distinctes est la bienvenue étant donné que la difficulté de lecture va en décroissant. En effet, le premier volet est un texte très dense (11 paragraphes tout tassés sur 20 pages) et très saccadé, hoquetant au rythme des multiples références qui y sont données. On retrouve cela dans L’alphabet des richesses, mais la présentation y étant faite comme elle l’aurait été dans un dictionnaire, c’est plus aéré et chaque texte introduit par les 26 lettres de l’alphabet peut se lire comme un article sans avoir besoin d’être lu après le précédent ni avant le suivant...
Cela, c’est pour la forme. Au niveau du contenu, les Tintinophiles se régaleront de trouver une fois encore matière à disséquer leur héros et son père sur des registres sortant des sentiers battus. Les autres, s’ils ne connaissent pas par cœur chaque case de l’œuvre de Georges Rémi, trouveront quand même de très bonnes choses, une approche nouvelle de certains détails, mais aussi des vues assez tirées par les cheveux sur d’autres. Les auteurs parlent parfois d’intentions qu’ils prêtent au père de Tintin de manière très philosophique. On les suit ou non dans leurs raisonnements et leurs révélations !
Les extraits de correspondances suivent, et sont un bonus délicieux. Qu’il réponde à des adultes sur un sujet sérieux ou à des questions d’enfants comme à certaines auxquelles il a sûrement dû répondre des centaines de fois, Hergé s’affirme rigide mais aussi plein d’humour au bout de sa plume.
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