J'ai eu du mal à me plonger dans ce tome, un peu rebutée au départ par le trait assez géométrique, qui n'est habituellement pas ma tasse de thé. Puis très vite, il s'est imposé à moi que ce graphisme était le seul apte à coller à l'histoire : il le campe parfaitement dans les années 50, période où se déroule effectivement l'intrigue. Les personnages féminins à la Betty Boop sont pulpeux à souhaits, tout en rondeurs, les hommes anguleux, et toujours très expressifs. C'est un très bel exemple de
ligne claire plus que réussie !
Le scénario n'est honnêtement pas original, les ingrédients ont déjà été utilisés maintes fois. Régis Hautière a bien révisé ses classiques, de
Tintin aux
Aventuriers de l'Arche perdue en passant par
James Bond. Mais le tout est drôlement bien ficelé, ce qui fait qu'on ne s'ennuie pas un instant, et que ce n'est qu'après coup qu'on fait le rapprochement. Et il vaut mieux un grand classique parfaitement mitonné qu'une innovation ratée.
Bref, une agréable surprise pour moi et surtout un bon moment, qui m'a de plus donné envie de me replonger dans mes
Nestor Burma.