Comme à chaque fois que je lis un Niklos Koda, je ne sais jamais à quoi m'attendre et je me fais surprendre à chaque fois. Ce tome 8 débute un nouveau cycle.
Nous allons découvrir le Club Osiris dont font partie Koda et Antioche. Mais surtout, nous allons essayer de deviner qui en veut à Koda et pourquoi. D'entrée, les auteurs nous mettent dans le vif du sujet avec l'enlèvement de la petite Séléni. On se rend compte que ces kidnappeurs sont sans pitié, n'hésitant pas à tuer une enfant.
Par la suite, Dufaux va nous mettre dans l'intrigue, nous balader, nous embrouiller et tout se met en place avant la fin du tome. C'est un scénario, une construction assez maligne, dirais-je. C'est un pari risqué. Mais cela marche pour notre plus grand bonheur de lecteur.
Jean Dufaux est un scénariste assez diversifié. Ses univers sont assez différents : Giacomo C; avec Griffo, Jessica Blandy avec Renaud (série qui vient de se terminer), La complainte des landes perdues avec Rosinsky, Rapaces avec Marini, Dixie Road avec Labiano, Murena avec Delaby, Double Masque avec Jamar et, hasard des sorties, la série Djinn avec Mirallès dont le tome 6 sort aussi ce mois-ci. Il crée des ambiances, des intrigues qui ne vous lâchent pas de sitôt.
Olivier "Carland Cross" Grenson est toujours à la hauteur de nos attentes sur cette série. Son dessin nous entraîne dans des pays, dans des voyages où l'on ressent l'atmosphère, l'ambiance de la ville ou de la région : ici, c'est Barcelone. Les décors sont superbes. Les couleurs vous font ressentir la chaleur de l'Espagne.
Encore un tome passionant et fort prenant dont j'attends le dénouement avec impatience.