Nous sommes moins embêtés que Gabrielle B. par rapport à la mort de son père en notre qualité de lecteurs qui savons depuis les toutes premières planches du tome 1 ce qui est arrivé. Alors, même si l’on ne sait peut-être pas encore tout sur tout à ce sujet, on est content que l’histoire ne mette pas que cette quête en premier plan, et que la véritable aventure (très liée, quand même) ait la part belle. Une aventure aux parfums d’embruns...
Ce second tome, comme le premier, nous entraîne sur un terrain où l’action est une pièce maîtresse, où les relations entre les personnages sont intéressantes et où la notion historique est très présente. En cela, la série Gabrielle B. reste une très bonne surprise.
Le revers de la médaille, c’est la qualité du dessin. Sans dire que le trait d’Alain Robet est mauvais, on peut par contre déplorer que son encrage soit beaucoup trop épais et qu’en cela, il fasse perdre aux personnages leur grâce. Epais aussi au point que les contours des visages font que ces mêmes personnages ne se ressemblent pas toujours d’une case à l’autre, avec des visages qui se déforment ou au moins donnent franchement cette impression. Tout cela est à mon avis plus frappant sur ce second tome. C’est dommage, parce que ça fait contraste avec les dessins plus grands (de paysages, de bateaux) ou les rendus sont meilleurs.
On espère donc que le cap sera remis sur une qualité de dessin supérieure dans le troisième et dernier volet du cycle, ce qui redonnerait au scénario de Dominique Robet toute la force graphique que son récit mérite !
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