Ce tome 2 aurait pu paraître plus tôt puisqu’il était terminé avant le milieu de l’année 2006, mais les éditions Pika ont souhaité analyser l’accueil réservé au tome 1 avant de lancer le tome 2, histoire de se laisser la possibilité de rectifier le tir si besoin était.
"Feu !" ayant reçu de bonnes critiques, "Dualité" paraît donc et confirme le souhait de l’éditeur de continuer son petit bout de chemin avec Reno Lemaire qui a, semble-t-il, non seulement un style
manga maîtrisé mais en plus le rythme de travail du mangaka ! Pour sa première série, Reno a d’ailleurs tablé sur une trilogie, sans pour autant s’interdire de penser à un quatrième volume, voire plus !
La formule reste la même dans ce tome 2 et on y voit alterner séquences "vie réelle" et séquences à Dreamland. Dans un registre comme dans l’autre, on peut savourer de délicieux moments, comme par exemple la chasse à la chouquette (la drague) place Jean-Jaurès, à Montpellier, ou bien encore ce séjour à Dreamland dans l’univers délirant des rêves des personnes s’étant endormies ivres !!! Vous saluerez d’ailleurs certaines transitions entre les deux mondes : il suffit de ne pas mettre son réveil à sonner pour rester plus longtemps à Dreamland, mais encore faut-il que personne ne vous réveille à la place !!!
Un peu plus de baston, peut-être, dans ce second volet. J’aime moins puisque ça fait de cette BD une manga plus "ado écervelé", mais l’auteur ne cache pas, ainsi, que son bonheur est de nous faire partager ses délires ; délires qu’il dédicace largement à ses potes (j’imagine), dans les pages-titres des différents chapitres : on sent bien les clins d’œil lancés à ceux qui s’y reconnaîtront ! Attention : pas mal de personnages, aussi. Parfois, on se demande lesquels sont à « enregistrer » dans le cas où ils auraient un rôle plus important à jouer par la suite ou bien s’ils ne sont que de passage.
C’est avec curiosité qu’on attendra le tome 3. D’une part parce qu’il est (donc) sensé proposer une fin. D’autre part parce que les dernières planches, muettes, de "Dualité" sont emplies d’un mystère que l’on n’arrive pas forcément encore à bien mesurer...
A suivre !