Ce
manga est un classique du shôjo et une valeur sûre. Ce volume permet d’en apprendre un peu plus sur Tohru, de mieux comprendre sa personnalité. On avance aussi dans les relations entre les personnages et si la levée de la malédiction semble maintenant une chose certaine, seul l’avenir de Kyô reste inconnu.
Le ton du récit s’assombrit au fur et à mesure que l’on se rapproche de la levée de la malédiction, tout comme le rythme semble s’accélérer. Le lecteur n’a pas le temps de se lasser, bien que l’on en soit déjà au 19ème volume. L’auteur apporte sans cesse de nouveaux éléments : après avoir mis en scène les différents protagonistes, il s’est attaqué au cœur même de la malédiction. Il parvient ainsi à attiser la curiosité et l’attrait du lecteur. Il met en parallèle la normalisation de la vie des douze et l’isolement à venir de Kyô pour mieux marquer la cruauté de la situation et le désarroi de Tohru.
Le trait est dans le plus pur style shôjo : fin, épuré, jouant habilement des gros plans pour accentuer les émotions. Il n’y a pas d’usage abusif des fonds : ils restent limités à des instants précis pour ne pas en tuer l’effet. L’auteur trouve ainsi un subtil équilibre entre le dépouillé et le chargé.
Un incontournable du style shôjo !