Encore une bonne surprise en ce mois de septembre parmi les nombreuses nouveautés.
Sous une couverture qui fleure bon le patriotisme américain, nous avons droit à une très bonne histoire.
Ce récit peut vous rappeler les séries tel que
Authority, Ultimates, Watchmen, Captain América, Les Envahisseurs...
C'est pendant la période de la seconde guerre mondiale (avant et pendant) que sont nés la plupart des super-héros tel que
Superman, Batman, Captain América...Ils avaient ces costumes colorés, avec le slip sur le pantalon (pour certains). C'était l'époque du "Golden Age".
Depuis
Watchmen d'Alan Moore et Gibbons, les super-héros sont passés par le crible du réalisme.
Clay B. Moore le scénariste s'intéresse à la période des années 40 tout en préservant la réalité.
C'est un pari risqué qu'il a fortement réussi.
Battlehymn s'inscrit dans cette lignée de
comics qu'il faut lire au même titre que le
Dark Knight de Frank Miller ou le
Watchmen.
C'est écrit avec intelligence. Les personnages sont très bien campés. Cette équipe qui, au lieu d'affronter l'ennemi, va s'affronter est intéressante. J'aime beaucoup le choix des personnages qui nous rappellent l'équipe des Envahisseurs : Captain América, Namor, La Torche plus un rapide comme Whizzer ou un Captain América bis comme le Patriote.
D'ailleurs, ici aussi, on a droit au remplaçant du Fier Américain, le Défenseur de la Liberté. Les noms sont bien choisis.
Le seul qui apparaît le plus sain d'esprit est "Douze Coup" le héros anglais, qui d'ailleurs se demande ce qu'il fait là.
Et puis, il y a le personnage féminin, une ancienne "call-girl" dirons-nous qui est plutôt là pour remonter le moral des troupes (vous verrez).
Jérémy Haun fournit un superbe travail graphique. Même les couleurs sentent bon les années 40. Haun a repris, depuis le dessin de
Desperadoes dont John Cassaday avait débuté la série (voir chez Delcourt).
C'est une très bonne surprise donc.
A noter qu'il y a à la fin une petite galerie de personnages illustrés par Patrick "
Allan McBride" Dumas, Luca "Watch" Erbetta, Eric Thériault.
A saluer aussi le travail de traduction d'Alex Nikolavitch.