Toujours aussi fringant, le nouveau [dBD] fait dans la nostalgie. Pour accompagner Monsieur Filippini, qui nous livre ses souvenirs sur le créateur de Spirou, j’ai nommé Rob-Vel, Frédéric Bosser s’est installé au bureau de Raymond Leblanc, un des 3 créateurs du Lombard en 1944. Le numéro de septembre en impose avec ces retours en arrière, l’époque était belle et donne envie de s’y replonger. Outre ces inévitables dinosaures, quelques petits nouveaux font leur nid dont Julien Neel et Grégory Mardon. L’album du mois est « Le sang des voyous » de Loustal et Paringaux qui nous racontent leur parcours à deux. Et puis, petite cerise sur le gâteau, il semble bien que le magazine tente d’intégrer la prépublication de bandes dessinées à l’instar de son confrère Bodoï, et le choix porté sur Didier Comes, un des maîtres du n&b est plutôt réjouissant. Un grand retour espéré et un sujet qui passionne beaucoup depuis ces deux dernières années dans la bd comme au cinéma : la guerre de 14/18. (Petit rappel au ciné très récemment : Joyeux Noël et Un long dimanche de Fiançailles notamment, en bd : Manu Larcenet et sa Ligne de front, Junker pour Le front et naturellement Tardi se sont donnés dans l’exercice. A paraître également « Paroles de poilus » collectif chez Soleil.)
Voilà encore un excellent numéro et quoi qu’on en dise, heureusement que la presse indépendante existe encore en parallèle des magazines d’éditeur. A lire et à garder en documentation.
MARIE
(17 Septembre 2006)
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