8ème et dernier tome (enfin) de la série des Technopères. Enfin ! Non pas parce qu'on l'a attendue longtemps (la dessus, la régularité et la rapidité des auteurs sont à saluer), mais parce que cette série allait à vau-l'eau. Les derniers albums étaient déjà une suite sans fin de rebondissements plus improbables et ridicules les uns que les autres, réduisant la compréhension du récit à néant. Cet opus quant à lui tombe dans une mièvrerie moralisatrice à faire regretter la chute d'un épisode d'une série d'AB Production. En parlant de chute, la seule qui aurait sauvé la série n'est malheureusement pas celle qui arrive. D'une platitude absolue, elle tirera des larmes à ceux qui ont cassé leur tirelire pour acheter les huit tomes. Le seul point positif du scénario est à mettre du côté de l'originalité des décors et des environnements que Jodorowsky imagine. On peut dire que l'on est dépaysés, même si parfois la représentation qu'en fait Janjetov me fait méchamment penser à du Léo et à ses paysages délirants. Justement, parlant de dessin, celui-ci est toujours aussi fin, précis, même s'il n'est toujours pas mon préféré. Les couleurs, toujours aussi criardes, rendent parfaitement le côté "techno" de certains lieux ou véhicules, mais leur style trop "léché" donne un aspect froid et artificiel aux personnages.
RONAN
(12 Septembre 2006)
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