Querelles de palais, alliances et trahisons, vengeances et confrontations, rêves et magie au beau milieu des steppes d’une Asie Centrale fantastique inspirée par la Perse, la Mongolie ou encore le Tibet. Tout un programme qui, assurément, séduira les amateurs d’aventures guerrières et d’Histoire librement revisitée.
"La mort du père" est le tome 1 de la série Tengiz, une série de plus au catalogue de la très bonne collection "Trilogies" des éditions EP. Une collection pour laquelle Tarek, le scénariste, a déjà signé deux tomes de Sir Arthur Benton et fait l’actualité en sortant en même temps que Tengiz le tome 1 de Raspoutine.
C’est avec Aurélien Morinière qu’il réalise cet album : ce dessinateur est un vieux complice si l’on observe le grand nombre de BDs qu’ils ont coécrites ; pour les adultes comme pour les plus jeunes. Un autre titre commun sort d'ailleurs ces jours-ci aux éditions Mosquito: Baudelaire ou le roman rêvé d'Edgar Allan Poe.
Le dessin, parlons-en ! Pour en retenir qu’il est vraiment beau et qu’il restitue avec un dosage intelligent de fantaisie les paysages, l’architecture ou encore les costumes de l’Asie Centrale. La mise en couleurs est à mon goût un peu trop "informatique", mais je n’irai pas jusqu’à dire qu’elle gâche le dessin. Loin de là. Mais je pense que celui-ci aurait peut-être mérité une autre technique de colorisation pour être encore mieux mis en valeur. En effet, loin d’être raide, le dessin de Morinière est fait de fins et de gras traits francs mais aussi de hachurés ou de guillochis qui donnent vraiment vie aux volumes. C’est très beau. Bravo, du bon boulot !
Votre lecture sera facilitée par les arbres généalogiques à l’intérieur du cartonnage de la couverture. Ce tome 1, principalement narré en flashback, met en scène les noms du bas des schémas. On sait déjà par la lecture qu’une "descendance" est annoncée à Tengiz, mais on se demande encore si (et comment) va être remonté le temps jusqu’aux aïeux... Cette histoire de famille mais aussi clairement de magie met à rude épreuve notre patience : on veut la suiiiiiite !
Du beau, du bon, Tengiz est vraiment une des très bonnes surprises de la rentrée.
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