Les grands fans de Canardo trouveront peut-être cette histoire moins bonne que d’autres. En effet, dans "L’ombre de la bête", on n’assiste pas à franchement parler à une enquête de Canardo. Non. On est surtout spectateurs d’une situation (au demeurant très bien décrite et développée) dont la fin est ce qu’elle est : bonne, ni plus ni moins, mais finalement sans surprise.
Dans une ambiance rappelant parfois les Bidochon-Patzani, on se régale des dialogues et des attitudes entre les différentes personnes prises au piège dans ce car, otages se révélant dans l’épreuve. On sourit aussi quand on calcule que le verlan n’est pas mort et que le terroriste s’appelle Adolphe Tincré (C’est vrai qu’il en prend pour son grade, le bougre !) Bref, on prend plaisir à lire cette BD, mais on n’en ressort peut-être pas avec tout ce qu’on en attendait. Comme les gagnants Kluutch, en quelque sorte...
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