Les évènements s’accélèrent dans ce tome . Akemi y est plus malfaisante que jamais, écrasant quiconque se trouve en travers de son chemin, tandis que Kiyoko semble de plus en plus s’accepter et s’ouvrir aux autres. Elle ne peut s’empêcher d’aider Sachiko et tout son être se révolte contre les machinations machiavéliques d’Akemi . Finalement, c’est comme si sa colère contre Tommy se transférait, avec raison, sur Akemi .
Les personnages prennent ici plus de relief et évoluent de façon assez intéressante . Leur psychologie est nettement plus approfondie et on peut parfois déceler des failles chez certains protagonistes, failles qui seront probablement exploitées par la suite . Le scénario reste très cohérent, et peu à peu les différents éléments du récit s’emboîtent . Dans cet opus , apparaît un mystérieux personnage qui, sans doute, va être à l’origine de bien des rebondissements… En attendant, bien des questions s’ajoutent à celles soulevées dans le premier opus, ce qui a pour effet, bien sûr, de tenir le lecteur ( ou plutôt la lectrice dans la majorité des cas) en haleine . Si la plupart du récit est assez dramatique, l’humour n’en est pourtant pas absent, loin s’en faut . J’avoue sans peine avoir trouvé très amusante la tête de chapitre dans laquelle Jenny transpose ses personnages en héroïnes de contes de fées . Sachiko devient, le temps d’une page, un petit chaperon rouge terrifié et Kiyoko une Blanche Neige soupçonneuse ( Elle est trop belle pour être honnête cette pomme !) . Je vous laisse le soin de découvrir Akemi et son alter ego maléfique … En ce qui concerne le dessin, il est plus détaillé . C’est sans doute du au fait que, désormais, Jenny bénéficie d’un assistant . Ainsi , on note plus de trames , plus de fantaisie dans les décors, les vêtements . On sent qu’en réalisant ce tome, Jenny s’est véritablement fait plaisir . Souhaitons pour elle que cela continue !
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