Le premier tome m'avait beaucoup emballé. Ce fut même un de mes coups de coeur de 2005. Enfin, sort la suite. Et je ne suis pas déçu. Même, je suis encore plus emballé. Le récit est si prenant que vous ne pouvez lacher le livre avant le mot "fin". En plus de l'intrigue policière au sujet du secret de la Danaë et des meurtres, il y a aussi ce récit maritime, ces combats sur mer et ces pages qui racontent la vie à bord de ces navires. Prenons page 11 où la Danaë repère une frégate française, l'Alceste. Sur 4 pages, on a droit à la poursuite et à la bataille entre les deux vaisseaux. Ces scènes sont magnifiques. Regardez le détail lors du branle-bas, on s'y croirait, vous avez envie de courir avec eux sur le pont pour ramener les voiles ou préparer les canons. Et puis, la poursuite : on croirait presque que les navires s'animent devant vos yeux, vous avez l'impression de voir un film. C'est assez impressionant comme on peut le voir dans la case 6 en page 13 par exemple. Ensuite, le "coup de feu". Cela ne dure pas beaucoup, mais l'effet est là. C'est ce que l'on peut appeller une scène d'anthologie. Les auteurs détaillent ce qui se passent par la suite : les blessés, les réparations des dégats ou les moments de tranquillités lorsque le navire est immobilisé faute de vent. Je ne sais pas si vous avez déjà lu du Patrick O'Brian concernant les romans de Jack Aubrey (dont Peter Weir avait tiré le film Master and commander avec Russel Crowe), et bien, cela peut vous donner une idée de ce que vous trouverez dans les pages d'H.M.S.. Roussel fait un travail phénomènal sur chaque détail et sur les couleurs. La mer est magnifiquement dessinée. Il ne faut pas oublier non plus la trame principale qu'est le secret qui se cache à bord de la Danaë. Mais là, je ne vais pas trop vous en dire là-dessus. Il vaut mieux que vous le découvriez par vous même. Mais cela vaut vraiment le coup de lire ce tome 2. Seiter a écrit une très bonne intrigue doté d'un bon suspense. Alors, je crois que je vous l'ai déjà dit : n'hésitez pas à prendre la mer et de monter à bord de la Danaë car le voyage en vaut la peine.
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