Hauteville House, pour ceux qui ne le savent pas encore, est le nom de la maison que Victor Hugo possédait à Guernesey. Ici, dans ce récit
steampunk , c'est le lieu où se sont regroupés les Républicains qui luttent pour contrer les projets impériaux.
Ce troisième tome est tout aussi passionnant que les deux autres, toujours autant d'actions et de rebondissements.
Le scénario de Duval est vraiment bon. Cette histoire se situant sous la période de Napoléon III et de la guerre de Sécession permet d'y trouver de bonnes idées scénaristiques et graphiques. Les véhicules, navires, dirigeables permettent aux auteurs de créer de très bonnes choses, comme le sous-marin de poche, le scaphandre, le « John Brown ».
Le story-board est signé par Quet : il connaît bien son affaire pour nous proposer un découpage quasi-cinématographique. Par contre, je trouve que Gioux au dessin se relâche par moment, certains dessins étant moins bons que dans les tomes précédents. Des personnages en sont même ridicules (voir page 46, case 5 par exemple). C'est dommage.
Heureusement que le scénario est à la hauteur du projet.
La couverture est magnifique : elle est signé Gioux et Manchu.
Si vous êtes assez rapide, vous devriez trouver dans toute bonne librairie le
Hauteville House Tribune : un petit journal fait à l'ancienne où l'on découvre quelques esquisses de Vatine, des croquis et des articles sur le tome 3 ainsi que sur les auteurs.
Le prochain tome est prévu pour 2007 et se nommera
Atlanta.
Décidemment, cette série va être en passe de figurer dans mon top 10!
Le récit est toujours aussi bien mené, et le lecteur suit avec délectation les différents protagonistes. Fred DUVAL alterne bien les aventures de Gavroche, Eglantine et celles de frères Maury.
Le plus indéniable de ce tome, c'est qu'on entre un peu plus dans le vif du sujet : l'arme mystérieuse dont Napoléon III rêve de s'emparer est enfin "palpable" si j'ose dire. Les deux premiers tomes laissait planer le mystère, posait l'intrigue de cette arme absolue. Là, Gavroche et Zelda vont y être directement confronté... et ça laisse augurer quelques belles perspectives!!!
La mise en couleurs est superbe, je ne me lasse pas du travail de Carole BEAU : la texture donne vraiment envie de toucher le dessin.
Sur ce dernier point d'ailleurs, je rejoins un peu l'avis de l'ami Berthold : il y a certaines cases qui "choquent" vu le talent du bougre (pour moi, ce fut la case 7 p.10 : On croirait que Gavroche a des cuisses de sauterelles!! :o)). On retrouve cela de temps en temps au cours de l'album... Vraiment étonnant quand on voit avec quelle maestria il dessine les engins. A ce propos, la bataille "aéronavale" (ça fait bizarre d'employer ce terme alors qu'on est en plein milieu du XIXème... mais c'est ça le
steampunk) est superbement mise en scène, et très réussie!
Vivement donc le tome 4 des aventures de notre malicieux agent républicain