Se surpasser, se dépasser sont les maîtres mots en compétition sportive. Ici il s’agit de rivaliser avec un concurrent jusqu’alors « indétrôné ». Mais la course de vitesse est trompeuse et à trop vouloir dépasser ses propres limites cela peut conduire au pire. Défier la vie, c’est défier la mort et nul n’est encore à la hauteur pour la faire céder et se plier à nos conditions. En clair, nous ne sommes jamais vainqueurs à ce jeu là.
La noirceur du récit de David B permet de remettre quelques pendules à l’heure, de dégonfler quelques trop grosses têtes et d’essayer de ne pas avoir les yeux plus grands que le ventre. L’ambition peut être humaine mais dans la mort ….. ?
« Le cercueil de course » peut être une jolie base de réflexion et pourrait être un sujet passionnant au bac philo. Très métaphorique comme le sont (trop à mon goût) souvent les bandes dessinées de David B, cette petite patte de mouche est à découvrir absolument.
|