Tout juste après Fulù et
Parque Chas, Risso continuait sa lente montée tandis que son style, déjà, s'affirmait de plus en plus, magnifique, aux ombres parfaites et aux jeux de silhouettes tellement bien sentis. Trillo, de son côté nous sortait une histoire mélant adroitement romantisme, violence et desillusion sur une histoire ou les hommes s'affrontent, veulent leur liberté loin de ses agresseurs impérialistes qui les emprisonnent et les torturent sans se poser de question de légitimité !
Simon n'est donc plus seulement un jeune homme mais véritablement le vecteur d'un regard qui se voudrait naïf mais qui finit par se durcir, par glisser et s'écorcher sur ces rochers baignés de larmes et de sang...
J'ai découvert cet album en me promenant, en cherchant du Risso à une époque ou finalement personne ne parlait vraiment de lui, il n'était peut-être pas ce fabuleux dessinateur de
comics mais quel style, déjà...