Autant le dire tout de suite, je n’ai pas lu le livre de Marcel Aymé à qui les auteurs ont emprunté l’idée de base ainsi que le titre. Cela m’évitera de me lancer dans l’éternel débat du « mieux ou moins bien que l’original » et je me contenterai donc de parler de la BD, même si au départ je ne savais pas trop quoi en dire.
Il fait partie de ces livres que vous aimez, sans vraiment pouvoir l’expliquer, qui vous charme et dont vous savez, à peine l’album refermé, que chaque relecture vos procurera le même plaisir. Mais comment expliquer cette sensation ? Pas de scénario à tiroir, les auteurs ont préféré se contenter de tranches de vie aux légers accents de fantastique. Pas non plus de graphisme époustouflant, le dessin est sobre dans une veine très actuelle, semi réaliste et légèrement caricaturale. Alors pourquoi rangerais-je volontiers cet album dans la catégorie des petits bonheurs quotidiens, sans doute anodins mais réellement plaisants ?
Sans doute parce que ce fameux pouvoir de traverser les murs amène souvent la fantaisie suffisante au quotidien de ces personnages pour le rendre joli. Il y a aussi la futilité assumée des situations derrière laquelle se cache, ici ou là, un peu de poésie. Sans oublier le soin particulier apporté aux couleurs et ce dessin en parfaite adéquation avec le propos qui finissent de rendre cet album vraiment attachant. Rater ce premier tome serait se priver d’un vrai petit plaisir !
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