On retrouve avec ce tome 2 le trait particulier de Dan Christensen ainsi que les ambiances spécifiques qu’il donne à son polar fantastico-super-héros. Cet album nous fait faire plus ample connaissance avec les différents héros, et notamment avec l’Ogre.
On note l’utilisation du terme « Super-vilain » par les policiers pour parler des paranormaux. Cette appellation rendrait presque risible cette condition de super-héros que revêtent Bubonic et sa bande ! On est d’ailleurs interpellé par le fait que ce soit Rat Face qui est aux trousses de Marion puisque cela sert les intérêts (le chantage) de Griffin. C’est là tout l’univers de Paranormal : guerre des polices, balances, chantage, indics, suspicions et fausses pistes... Le tout à la sauce (pas trop forte) super-pouvoirs.
Le lecteur est un peu ballotté dans tout cela, entre présent et flashbacks, mais la série étant prévue en trois tomes, la lumière devrait se faire sur tout cela dans le prochain opus. Le temps des réponses va arriver : tout à la fin de cet album, on reparle d’ailleurs de Jen (qu’on n’aura pas vue dans ce tome 2). C’est bien que les suspicions qu’on a pu avoir au cours de la lecture du tome premier n’étaient peut-être pas fondées sur du solide mais qu’elles sont probablement un élément qui sera important pour le dénouement...
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