Un trait gras qui assouplit des angles qui auraient dû être plus piquants, des couleurs gris-noir, une ambiance Amérique des années 60... On est loin du style graphique des super-héros de
Comics, trait fin et couleurs vives, et pourtant, après quelques planches, on est vite mis au parfum : Paranormal met bien en scène des créatures dotées de super-pouvoirs. Chacun le sien. L’Ogre ne craint pas les balles, Snake maîtrise ses approches silencieuses, untel peut mettre le feu à sa cible rien qu’en la touchant, etc...
C’en est presque un choc, lorsqu’on voit apparaître Rat Face. Ca fait penser à ces histoires réalistes dans lesquelles, tout à coup, débarque un loup-garou ! Ce visage de Rat Face pourrait-il n’être qu’un masque ? Non. La notion d’être "paranormal" est amenée : on sait désormais que l’on nage dans du fantastique. Il y a bien les humains ET les paranormaux.
L’idée est assez convenue mais l’histoire s’avère vite intéressante. Avec ces premiers doutes qu’on a sur le personnage de Jen ou lorsqu’on apprend que Marion ne savait pas que l’Ogre, son petit ami, était un paranormal, on comprend bien que l’auteur, Dan Christensen, va pouvoir jouer sur les appartenances des héros à la race humaine ou non et, de fait, jouer sur l’existence de leurs éventuels pouvoirs. A confirmer.
Grand format, cartonnée, cette bande dessinée de la collection Urban des éditions Carabas joue bien son rôle de tome 1 qui laisse curieux de connaître la suite.