Quelle n'a pas été ma surprise lorsque j'ai découvert qu'un tome 3 de la série 1602 sortait en librairie, d'autant que scénariste et dessinateur n'étaient pas les mêmes que pour les 2 premiers tomes. A première vue, le graphisme n'est pas très différent des autres, mais lorsqu'on se penche dessus, on constate un niveau inégal. Le meilleur côtoie le pire : la précision, la finesse et le mouvement cohabitent (mal, cela va sans dire) avec épaisseur, immobilité et impression de brouillon. Pas moins de 4 encreurs différents figurent au « générique », ceci expliquant sans doute cela ... Du côté du scénario, bien que Gaiman soit consultant artistique, on est à des lieues de l'originalité du premier cycle : les situations habituelles sont juste transposées au XVIIè siècle. Comme quoi, il n'y a pas qu'au cinéma qu'il existe des suites ratées ...
Bref, pour résumer en un mot ce récit complet : dispensable.
Une suite à 1602 était elle bien utile ? C'est un bon sujet de débat, certes. Je ne vais pas revenir sur l'opinion de ma confrère pour ce tome 3, je suis du même avis qu'elle. Mais je rajouterai qu'un des grands atouts de cet album, ce sont les couvertures réalisées par Sergio Toppi, plus les recherches qu'il a aussi faites pour ces couvertures. Rien que ça, ça vaut l'achat de cet album, car c'est vrai qu'un dessin de Toppi est fabuleux : c'est un chef d'oeuvre.
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