La guerre noire n’aura pas lieu. Contrairement à celle de Troie annoncée par Giraudoux celle-ci est déjouée par le plus célèbre et charismatique agent de l’IRS. En lisant le premier volume de ce 4ème diptyque je m’attendais à voir un Larry Max qui se laisserait dépasser par ses émotions. Car dans le premier volume America Corporate une histoire de vengeance personnelle laissait entrevoir de sérieuses complications pour notre héros. Mais ce n’est pas le cas, il parvient à rester stoïque dans l’adversité pour déjouer ce plan machiavélique. L’histoire imaginée par Stephen Desberg fait froid dans le dos tant son réalisme est criant. Pour cela, l’histoire est bien aidée par le dessin efficace de Vrancken. Rarement pris en défaut, il insuffle un rythme à cette histoire et nous plonge dans les cases sur les pas de Larry Max. Actuellement avec un baril de pétrole qui flambe on se prend à imaginer toute sorte d’idées convenues. Il est étonnant de voir à quel point l’or noir suscite les histoires les plus rocambolesques, mais on est encore loin d’une 3ème guerre mondiale comme la décrit Tom Clancy dans Tempête rouge. La cupidité est ici au cœur de l’histoire mais le bon droit est toujours de mise. Néanmoins qu’en serait-il dans la réalité ?
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