J’adore cette série, et je trouve qu’elle se bonifie au fil des albums. L’aventure est rondement menée, grâce au bon découpage du scénario : on alterne avec bonheur les séquences au CRPS et celles en Norvège. Cela donne beaucoup de dynamisme à l’histoire qui, pour sa partie supranaturelle, est somme toute assez classique mais passionnante. Dugommiers sait travailler son récit, et le lecteur suit avec enthousiasme l’enquête d’Alexia. Surtout, le virage amorcé dans le deuxième tome s’accentue encore un peu plus ici : Alexia a un passé pour le moins mystérieux. Déjà dans le tome précédent, la révélation du directeur sème le trouve : Alexia est-elle une exorciste ou une sorcière ? Le lecteur va en découvrir un peu plus sur le personnage de la jeune fille, son père, sa mère. C’est ce qui m’a vraiment plu dans cet album qui se penche plus sur la psychologie des personnages. On en apprendra aussi un peu plus sur l’inquiétant directeur et sa rancœur presque « naturelle » contre Alexia. Le travail de Ers semble du coup relégué au second plan, mais il n’en est rien. Son trait doux donne encore plus de relief à la personnalité d’Alexia mais aussi des personnages secondaires comme Bérénice. Cet aspect « lisse » permet au lecteur d’être plus intégré dans l’histoire, de s’y fondre mieux. Et la découverte d’Yorthopia devrait lui donner l’occasion de s’exprimer encore plus pleinement. Bref, j’en ai déjà trop dit : de nombreuses autres surprises vous attendent dans cet album en tout point excellent !
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