Ce tome 3 d’Amerikkka est de grande qualité. Au niveau du dessin, tout d’abord, semi-réaliste et collant bien aux personnages que l’on suit. Par contre, peut-être moins au niveau du scénario en lui-même (que j’ai trouvé assez classique) qu’au niveau de l’information qu’il délivre.
Roger Martin serait en effet en France l’un des spécialistes du Klan. On suppose donc que tout ce qui est relaté par rapport à ce camp se base sur du vrai. Et là, c’est la claque ! Un véritable monde à part. Un style de vie dont on ne saurait rien si on ne lisait pas cette BD ou le genre d’ouvrages parlant du même sujet. Un peu comme lorsqu’on regarde, hébétés, des reportages à la télé sur des groupuscules d’extrême droite en se disant : "Mon Dieu, ça existe ! Des gens pensent et agissent comme ça..."
Les éditions Emmanuel Proust reprennent la série Amerikkka à partir de ce troisième tome, rééditant l’année d’après, en 2004, les tomes 1 et 2. Ils s’assurent ainsi une série de qualité de plus dans leur catalogue, un bon docu-fiction qui fera le bonheur des lecteurs avides d’action et de sensations fortes.
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