Ce
manga est une bonne surprise : l’idée de départ est cocasse mais offre de bonnes scènes comiques. Les deux personnages centraux sont décrits avec nuance et l’auteur parvient à traiter des états d’âme des ados, par le truchement de cette greffe inattendue, sans tomber dans le classique manga de la vie de lycéens.
Seiji est un solitaire malgré lui : sa réputation de bagarreur l’a isolé des autres et seule Midori, qui l’observait de loin, semble avoir compris qui il est vraiment. Midori, quant à elle, est une jeune fille timide, élevée dans une famille cossue, qui n’ose pas exprimer ses sentiments. Leur vie commune forcée leur permet ainsi de se libérer de leur image.
L’auteur alterne, tout au long du récit, nuance et caricature pour traiter les expressions et ainsi accentuer le côté décalé de la situation. De même, il ne se cantonne pas à un style graphique pour les fonds qui sont empruntés aux shônen comme aux shôjô. Les cases sont denses et les gros plans privilégiés mais cela sert bien le récit de cette rencontre improbable entre deux êtres que tout oppose.
Un bon moment de lecture. Le Yonkoma final aussi est sympathique.