Et là, ce n’est qu’un résumé ! Comme quoi 32 planches peuvent être très riches en situations, en rebondissements, en action et en surprises. Car il faut que je vous dise, je n’ai même pas parlé de la mendiante qui a reconnu Spongia à l’aéroport ou encore de cette chanteuse assurément très importante pour la suite ! Premier constat, donc : il en tient, dans 32 pages !!! Alors, quand en plus, c'est un concentré de bonnes choses: Miam !
C’est l’épisode premier d’une série de douze (enfin, si j’ai bien compris la maquette). Et bien laissez-moi vous dire que ce fut une lecture très plaisante et que je suis donc très impatient de continuer ma lecture dès juin 2006, date à laquelle le tome 2 doit paraître !
Lecture très plaisante, oui. Grâce au format, d’abord. Pas parce qu’il est souple. Non : je suis plutôt du genre à aimer les ouvrages cartonnés, même si ça fait de moi un flippé des coins piquants. Mais parce que les pages sont grandes, et qu’elles paraissent d’autant plus grandes qu’on fait le rapport entre la surface des pages et l’épaisseur de la publication ! (Je me prends la tête, hein ?!)
Grâce au dessin et aux couleurs, aussi, qui sont très sympas. Et grâce enfin et surtout à cette histoire dans laquelle on sent que le scénariste s’est fait plaisir et par laquelle on le soupçonne de ne nous avoir montré que bien peu de tout ce qui nous attend ! En effet, si l’histoire peut paraître « cliché » pendant un petit moment (clivages est-ouest, passeurs d’un côté à l’autre, etc...), on est forcé de réajuster ses a priori dès qu’on voit cette case où Barzavotzig, défiguré, se relève, bien qu’il ait été prouvé qu’il est décédé. On ne le reverra d’ailleurs plus dans ce premier épisode après cette fameuse case. Suspense, donc !!! Là encore, c’est confirmé: on n’a pas fini d’être surpris !!! (Cet insondable titre de série nous le répètera 12 fois !)
Diverses pistes sont d’ailleurs lancées autour d’autant de personnages aux personnalités importantes (c’est la où je reparle de cette mendiante et de la chanteuse, mais c’est là aussi où je fais la remarque comme quoi le faux passeport délivré par la Confédération provient initialement du service dans lequel travaille ce Chef de la Sûreté monopose... Louche, non ?)
On ne manquera pas de noter aussi cette forte ressemblance que les auteurs ont voulu donner à la Monoposie avec l’ex-URSS et à la Confédération des Etoiles avec les Etats-Unis (un mec nommé Chouigom, ça ne trompe pas !) Ces parallèles donnent à la BD cette petite touche d’humour qui termine d’en faire une très chouette BD à découvrir.
Allez, dernière petite réflexion et après j’arrête de vous abîmer les yeux sur votre écran : "Tiens, alors, finalement, l’honneur de figurer en couverture revient à Spongia alors qu’on le sait être un assassin. Original, ça aussi !"
Viiite, la suite !!!
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