Il suffit de regarder le dos de la couverture de ce
manga pour que le ton soit donné. Il est tout sauf sérieux, dans la droite ligne de
Ai suru Hito, le précédent titre de Yuki Yoshihara. Même le coquin, et ce qui aurait pu être graveleux, prend une tournure déjantée sous la plume de la mangaka. L’héroïne a beau être complètement obsédée, en super-deformed, forcément, c’est nettement moins sex !!!! Ce titre reste, cependant, pour un public averti.
Pour ce qui est du scénario, l’idée générale reste proche du précédent : une jeune jouvencelle qui n’y connaît pas grand-chose, mais, qui a un réel désir d’apprendre les règles délicates du jeu de la bête à deux dos.
Le trait est fin et les fonds typiquement shôjô : petites fleurs et bubulles à gogo qui contrastent avec le thème. Le personnage clé est vraiment travaillé et les passages en mode super-deformed un pur bonheur. Son binôme pourrait paraître un peu fade à côté, mais ça sert bien le récit. Quant aux personnages secondaires, en particulier les travestis, ils apportent une touche supplémentaire de légèreté.
En d’autres termes, un vrai bon moment de détente !