Moins passionnante, cette fin d’histoire sur fond politico guerrier n’a pas la carrure du tome 11 qui laissait présager d’une issue explosive. Alors si, du point de vue action, rebondissements (surtout pour le cas de Nohad) et engagements personnels de la part de l’héroïne, il n’y a pas de déception. - Tout est là, intéressant, captivant, donnant même une impulsion sentimentale à la fin au milieu de ce chaos industriel hautement manipulateur comme peut l’être le pouvoir de l’argent.- en ce qui concerne la trame de l’histoire, celle dont on souhaite voir surgir le bout de son nez de temps en temps, là le bas blesse un peu.
Le sujet est un polar rondement mené, vif, rapide, pas gentil ni politiquement correct. On s’attend donc à trouver le thème associé à l’héroïne d’origine indienne, prêt à saborder l’image du méchant indien en face du gentil « Tunique bleue ». Et bien non.. pas de noms d’oiseaux ni autres vilainies et on est un peu déçu de ne pas voir Caroline, la puissante et belle Caroline, hurler à tue tête, banderole à bout de bras, et rassemblement dans son sillage pour la cause des indiens, le respect qu’on leur doit et la liberté qu’on doit leur rendre.
Toutefois, il est évident que devant une série de qualité, au dessin sans défauts, enlevé, totalement identifiable, devant tant de talent donc, on devient plus exigeant qu’avec les autres. Ceci dit, André Taymans nous fait rêver comme d’habitude et même si le ton n’est pas aussi percutant qu’on l’aurait souhaité dans cet album, il reste présent et parlant. Alors même à voix basse on l’écoute, on le lit et on relit la série.. ah la la …cette Caroline, on ne peut plus s’en passer… !
|