"G-Plus" est un
manhwa très très noir. De par son sujet qui mêle science-fiction et scènes gore, mais aussi par son graphisme. Tout au long de la bande dessinée, on trouve des planches bien différentes : parfois encrées très clairement, parfois encrées de manière très sombre, parfois teintées comme par un lavis, parfois ressemblant beaucoup plus à des crayonnés très sophistiqués. Sur certaines scènes, j’ai par contre regretté que ces dessins me fassent penser à des extraits de films où... l’on ne voit rien ! Mais on dira que c’est sans doute un "passage" nécessaire pour nous plonger dans l’ambiance. Comme on s’habituerait les yeux dans une salle obscure...
Cette ambiance est pour le moins assez disjonctée et très mystérieuse ; elle nous propose d’ailleurs de nombreuses scènes de bagarres sanguinolantes mais aussi des scènes plus intimistes, plus subjectives. Reste à savoir quel sera l’équilibre des genres tout au long de la série. Pour l’instant, le résultat est assez confus.
Le dessin est assez changeant, pour ne pas dire inégal, mais on pourra noter que ces différents styles sont conçus pour coller au moment développé : les traits sont tantôt fins, clairs, presque aériens ; ils sont aussi parfois très entachés, très hachurés, très nerveux.
Lecture-expérience, "G-Plus" s’annonce comme un titre qui risque cependant de n’être intéressant que pour les courageux lecteurs en quête d’émotions très fortes, très nouvelles, très bizarres...
Puis, comme un court-métrage qui serait projeté après le film, le premier volet d’une autre histoire, "Beck", s’étire sur quelques pages, après "G-Plus"; les deux attendant leur suite dans le tome 2.