Je ne me suis pas posé de question, c'est vrai, j'ai ouvert cet album, m'y suis complètement plongé et progressivement je me suis laissé pénétrer par cette succession de planches, de scènes qui m'ont enthousiasmé ! Bon, c'est vrai que parfois on a le sentiment que cela part dans tous les sens, on a du mal à saisir la signification de tel ou tel détail mais ce qui est important c'est le tout, ce monde que l'on voit se constituer devant nous comme si, au fond, Jérôme Anfré lui-même se retrouvait devant nous en libérant les créatures qui occupent son esprit. 126 pages, donc, qui dépeignent un monde onirique, aux limites de l'absurde, 126 pages qui nous montrent combien le coeur doit parfois s'ouvrir à l'abstraction, aux rêves, à cette énergie brute qui permet de nourrir notre regard. J'ai eu le sentiment de me retrouver dans une sorte de mélange entre les Monty Python, Buzzati et Edward Lear. D'autant que les dessins deviennent très vite très agréables et très fluides, parfait pour cette narration farfelue qui sautille dans tous les sens ! Une excellente surprise à découvrir rapidement en tout cas !
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