« K » est une nouvelle série dérivée de l’univers de Kookaburra. Mais ici, le positionnement chronologique avec la série principale n’est pas défini exactement. Avec les séries Kookaburra et Kookaburra Universe on parvenait à avoir une certaine uniformité des styles avec cette nouvelle série, on rentre dans une nouvelle dimension, avec la venue de Humberto Ramos. Ce dernier a un style inimitable. Après avoir œuvre sur des projets comme DV8 ou Crimson, il remet en avant ses personnages au style déformé mais pourtant rigoureusement positionnés. Certes le style donne un aspect plutôt cartoonesque à cette bédé, mais il fonctionne très bien avec la dynamique de la narration et les couleurs éclatantes. A ce sujet, j’ai été surpris, car avec le papier brillant on en prend plein les yeux, ce que ne laissait pas entrevoir la prépublication dans le Lanfeust Mag. Ce premier tome est très introductif et permet de bien asseoir la situation. Il peut se lire indépendamment des deux autres séries de l’univers de Kookaburra. Même s’il peut dérouter les inconditionnels de l’univers de science fiction de Crisse, j’avoue avoir été séduit par ce petit côté décalé qu’apporte « K ».
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