Avec Yiu, on touche du doigt la destinée peu conventionnelle d’une belle jeune femme dans un univers pré-apocalyptique où l’espoir semble évanoui. Dans son rôle tueuse à gages, Yiu peu paraître froide et distante. Mais elle cache en elle une chose qui la rend humaine et surtout attachante. Cette chose c’est son amour pour son frère. On se prend à souhaiter qu’elle réussisse ses mission, non pas pour elle, mais surtout pour son frère malade. D’ailleurs, les dix pages durant lesquelles ont lieu leurs retrouvailles sont vraiment très touchantes.
Le dessin en couleur directe est sombre et traduit parfaitement l’atmosphère pesante et peu joyeuse de cette bédé. Graphiquement on s’approche de ce que réalise un Olivier Ledroit sur une série comme Requiem.
Heureusement Ji-ha et sa sœur sont là car on pourrait penser que l’espoir est absent de cette bédé.
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