Heureusement que j’ai eu l’occasion de me faire prêter le tome 1 de cette série. Sinon, je serais passé à côté du premier tome de cette série (CQFD) et ne me serais peut-être jamais intéressé à la suite. Maintenant, c’est réglé : j’ai acheté les deux. Et le troisième n’a qu’à bien se tenir : pour l’instant, si je le laisse un peu tranquille, c’est juste parce qu’il n’est pas encore sorti !!!
"Ratafia" est une série délirante. Il n’y a qu’un pas entre piraterie et pitreries, et ce pas est largement franchi par les auteurs Nicolas Pothier et Frédérik Salsedo. Le scénario du premier est très sympathique et gagne en saveur grâce aux dialogues qui ne loupent pas un jeu de mot, qui font sans cesse rebondir les situations de gag en gag. La formule est la même pour "Un Zèle imbécile" qu’elle l’a été pour "Mon nom est Capitaine", mais comme elle est bonne, on en redemande !
Le dessin de Frédérik Salsedo est exactement ce qu’il fallait pour ces dialogues terribles : les bouilles des protagonistes sont élastiques et nous passent en revue toutes les expressions que le plus hilarant des clowns doit avoir à son catalogue. Regardez-moi ces sourires dignes de publicités pour un dentifrice, ces grimaces exagérées... On se croirait au milieu des plus rigolos des smileys qui ponctuent les sujets du forum de Sceneario.com ! ;-)
C’est délicieux. "Ratafia" est vraiment une lecture plaisir, un grand moment d’humour. N’hésitez pas !
Charles, ancien capitaine de la Kouklamou, a perdu son bateau, son équipage et ses cartes au trésor au profit du nouveau capitaine ! Petit, de rouge vêtu avec un grand chapeau de pirate, désintéressé, à première vue, par la chasse au trésor lancée par Romuald, son second, et son équipage, il ne pense qu’à prendre du bon temps avec Monique/Jeanne sa femme prétendument muette pour les besoins de l’histoire. Bref, une équipe de joyeux pirates suivie par Charles et Walter son second prêt à tout pour récupérer son navire.
Ce tome 2, « un zèle imbécile » débute sur la quête de l’île d’Hédogon dont son dictateur de roi a amassé une fortune. Ce célèbre trésor, même Jean Dié a tenté de mettre la main dessus, a attiré un grand nombre de touristes qui ne trouvant pas de trésor ont dépouillé l’île de ses autres richesses, minerais, bois, fer et main-d’oeuvre, ne laissant que des habitants « qu’on a laissé mourir … sans rire » et qui sont « morts sans or… ». Bref des zombies qui se recomposent quand on les coupe en deux !!
Bref, que du bonheur dans ce tome 2, subtils calembours, surprises, illusions et désillusions, univers burlesques orchestré par Nicolas Pothier, mise en scène par Frédérik Salsedo et enfin une très belle mise ne couleur par Greg Salsedo !
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