Voici l’avant dernier tome de cette série à suspense. On découvre ici un nouveau personnage avec l’agent secret français Guillot. Jean-David Morvan nous livre de nouveau un opus au suspense haletant.
Mais la grosse surprise vient de nouveau du dessin et des couleurs. Sur le précédent tome Parel avouait eu besoin de réapprendre à dessiner ses personnages et du coup on observait une certaine rupture. Ici, il change de nouveau de technique en cédant au tout informatique et le résultat est en quelque sorte dans la lignée du précédent tome. Mais les traits sont moins tourmentés, par moment ils sont plus fins et l’encrage (si l’on peut encore parler en ce terme) se fait discret. Même si on retrouve des personnages aux lignes burinées comme Guillot ou Lambaratidinis, la plupart donnent l’impression de se fondre dans le décor. Certes les cases semblent figées car il n’y a pas de ligne de mouvement ou de vitesses, mais cet album apparaît comme une sorte de film. Personnellement, je suis ravi part l’aspect de cet album cette osmose entre le dessin et la couleur est bien réussie.
Sur le plan du récit cet album est assez particulier, pour savoir comment il faut l’aborder, il suffit de se mettre à la place des protagonistes et de se demander comment nous réagirions à leur place. Car dans un monde qui est voué à disparaître on trouve encore des manières d’espérer, des manières propres à chacun d’entre nous
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