Ce deuxième tome nous fait immanquablement penser à "L’homme qui marche" de Taniguchi, grâce à son rythme, à la douceur et à la sérénité qui se dégagent de ses histoires. Mais pourquoi comparer "Les roses trémières" avec le
manga cité plus haut quand j’aurais pu simplement dire qu’il me rappelait "Yahwari", le tome 1 de cette même série "La bicyclette rouge" ?! Rendons à César ce qui appartient à César !
En effet, si l’on a réussi lors de la lecture du premier tome, à accepter le style de dessin qui ne plaira pas forcément à tout le monde, on retrouvera avec bonheur cette série poétique que les éditions Paquet nous ont fait découvrir.
Chapitrée en saisons à l’intérieur desquelles on trouve de nombreuses saynètes, cette BD, tout comme elle l’avait fait avec le tome 1, nous fait vivre auprès de personnages pleins de sagesse. Souvent, je me suis fait la remarque qu’on pourrait retrouver ce genre de situations, de conversations, dans la bouche d’une brochette de vieux provençaux qui squatteraient un banc sur un bord du boulodrome, à l’ombre protectrice d’un arbre filtrant un plein soleil, refaisant le monde avec une saine et intelligente malice.
Comment pourrait-on ne pas sourire, ne pas être touché par des histoires comme "Les gradés", "La pizza", "les photos" ou encore celle où tout rappelle une partition de musique à notre facteur sifflotant ? Comment pourrait-on être insensible à cette autre histoire, par exemple, dans laquelle le receveur principal de la poste va remplacer son facteur en formation ?
Ce
manhwa est très "zen" ;-) En cela il est finalement très à la mode et pourrait bien être votre roue de secours lorsqu’il s’agira de trouver une idée de cadeau pour quelqu’un qui vous est cher mais à qui vous ne sauriez plus quoi offrir pour être original.