A l’image des deux tomes précédents, cet album qui clôt le triptyque "Le journal de mon père" est d’une force et d’une douceur que beaucoup d’auteurs doivent envier à Jirô Taniguchi. On y retrouve la conversation entre les personnes d’une famille, rassemblées, qui parlent du passé et ainsi finissent de construire le présent. Yochan voit en effet chamboulées toutes les certitudes sur lesquelles il avait fini par forger son caractère. Et se mettant à douter, il regrette, mais c’est trop tard. Allez mettre ça en images, vous, eh !
Le dessin de Taniguchi, justement, est parfait. Son histoire invite aussi à la réflexion sur les rapports qui pouvaient s’établir entre les gens du Japon des années 50. Ce monde dont une partie de la culture artistique qui déferle de nos jours dans les rayons de nos librairies nous reste pourtant si lointain, si méconnu.
Œuvre pleine de sensibilité, vous ne manquerez pas d’apprécier cette superbe série si humaine. Et si vous le connaissiez rien d’autre de lui, je parie que vous fondrez pour l’œuvre du
mangaka Taniguchi dans son intégralité. Foi de convaincu !