Edika porte un regard bien personnel sur notre monde et sur les gens qui le peuplent. Son humour pareil à nul autre lui permet d’aborder tout, rien et n’importe quoi dans la plus grande liberté d’expression qui soit. Et plus que dans les histoires elles-mêmes, c’est aussi dans son style et dans la structure des épisodes qu’il nous propose (indépendants les uns des autres et aux fins qui, vous le verrez au fur et à mesure de la série, sont pour certaines une signature à elles toutes seules) qu’Edika laisse aller son imagination délurée.
De l’humour à ne pas mettre entre toutes les mains, du sexe, du pipi, du caca, de la science-fiction parfois, mais en tout cas toujours des trucs fous, voire débiles, qui seront à la limite de vous dissuader de le lire dans des endroits tels le métro où votre voisin(e) pourrait jeter un coup d’œil à ce que vous lisez.
"Débiloff Profondikoum" est le tome 1 d’une série qui n’était à l’époque (au début des années 80) pas près d’en voir la fin : elle est toujours en cours à la date de cet avis... Ce titre a d’ailleurs, soulignons-le, trouvé ses lettres de noblesse en devenant une référence pour ce genre d’humour (d’Umour, diront certains).
Fou, débile, mais finalement, qu’est-ce qu’on se marre ! A consommer cependant avec modération : certains se poileront comme au premier jour lors de leur 20000ème lecture, mais d’autres vous diront sans y aller par quatre chemins que c’est nul à chier. A vous de choisir !
Ce tome 1 initialement sorti en 1981 a fait l’objet de multiples rééditions. Une des dernières en date l’a même vu se faire relooker (voir visuel de la pochette et zoom, différents).
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