Dans ce premier tome de la série "Jessica Blandy", on est projeté dans une Amérique digne d’un feuilleton style "Dallas" ou dans-le-genre. (Aïe, mauvais point, je n’aime pas trop ça…) Grosses maisons, belles voitures, jolies nénettes et environnement, ambiance très eighties.
On entre là dans une histoire de meurtres avec exécutant, commanditaire, clans rivaux etc... Ce tome 1 n’est pas mal, mais je n’ai pas bien accroché à ce début d’histoire dont la fin est à découvrir dans le tome suivant. Je pense que le dessin de Renaud y est pour quelque chose. Enfin, pour être plus juste, je pense que c’est son dessin « d’à l’époque » auquel j’ai du mal à me faire. Ces couleurs pas toujours très bien choisies, une héroïne à la dégaine trop "je-me-crée-une-personnalité". Bref, c’est dommage : j’ai découvert cette série près de 20 ans après sa sortie et l’évolution qu’a connu la BD depuis relègue pour moi cet album un peu au rang de vieillerie.
Pourtant, je ne dis pas là que je ne reviendrai pas à "Jessica Blandy". Cette série connaît un réel succès et l’héroïne est un peu la Arthis de Vicomte : je sais que le dessin de ce personnage va mûrir, et en très bien ! Ne pas s’arrêter, donc, sur cette première impression !
On notera par ailleurs qu’en créant une héroïne auteur, le scénariste Jean Dufaux va avoir ici le plaisir de faire des clins d’œil au monde de l’édition : la sœur de Scott qui demandera à ce qu’on lui dégote l’édition originale d’un livre, ou encore cette chouette scène où Jessica mange avec son éditeur qui a des problèmes d’audition dès qu’il s’agit d’argent à débourser !!! Je ne sais pas si ce rapport au monde de l’édition perdure dans la série, mais on pense toujours dans ces cas-là à la possibilité qu’a un scénariste de glisser un peu de son vécu dans de telles choses !
Bon. Je ne mettrai pas une mauvaise note à ce tome 1 car je sais que j’ai des a-priori à surmonter, mais j’émets quand même des réserves quant à la qualité du rôle d’accroche qu’il a en tant que numéro 1 d’une série (mais qui heureusement dure encore de nos jours, ce qui est signe de bonne évolution !).
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