Que c’est beau ! Que c’est fort ! Le dessin en couleurs directes de Stalner est épatant. De nombreuses planches proposent des très grandes images aussi ; de quoi véritablement apprécier son travail. On sent qu’il a eu envie de s’exprimer au mieux, nous offrant une BD-œuvre-d’art. On pense parfois au travail de Jean-Pierre Gibrat quand on voit ce style crayon et aquarelle. C’est du plus bel effet ! Stalner essayait avec "Blues 46" cette nouvelle corde à son arc, cette nouvelle façon de dessiner. Et il met dans le mille !
Côté scénario, on assiste à de sacrés règlements de comptes ! Là, c’est à "Lune de guerre", d’Hermann, que j’ai pensé. Des meurtres de sang froid, des crimes horribles au sein même d’une famille, des mensonges, des personnages mauvais, et du sang, du sang... Tout cela pour de l’argent. Et le tout dans un décor où auraient pu être mises en scène de bien plus tranquilles situations ! C’est jouer sur un contraste original et surprenant, à l’image d’Alain, euh... d’Aline, notre guide au long de ce diptyque. Et puis n’oublions pas le texte, qui nous réserve des conversations, des répliques bien dans le style "bon vieux polar-viril-le-mégot-entre-les-dents" !!!
Avec "Blues 46", la collection "Long courrier" ne s’éloigne pas de l’offre de qualité qu’elle ambitionne de faire connaître au public. Plus jamais vous ne traverserez le département du Lot comme avant ;-)
On note que, comme pour la première édition du tome 1, un carnet de croquis agrémente "Allegro Furioso !"
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