Dans ce deuxième tome du
Bordel des Muses, on retrouve tous les éléments qui font la particularité de cette série : ses couleurs magiques, ses personnages déjantés, caricaturés à l’extrême, son humour. On se plait aussi à chercher les détails qui tuent (Et il y en a ! Etudiez donc le premier baiser de Riri et Mimi, par exemple !!!)
Ce qui change un peu dans ce second opus, c’est que la clarté du récit est meilleure dès lors que Mimi, la fille que sauve et recueille Toulouse-Lautrec, entre en scène. On suit alors une belle histoire d’amour sans avoir trop d’artifices dans les à-côtés, dans les décors.
Certes, c’est toujours une interprétation (très libre) par l’auteur de la vie des personnages célèbres rencontrés et suivis, mais c’est une bonne récréation que de lire ces hypothèses farfelues ! Et il est à noter qu’un épilogue clôt toujours les albums de Smudja, une sorte d’album-photo à faire se retourner dans leurs tombes les personnes concernées !
Mimi est vraiment très belle parmi tous les autres personnages. Ca aussi, ça change. Une belle jeune femme dessinée "normalement" au beau milieu de caricatures vivantes, ça fait de l’effet ! Et ça prouve bien que l’auteur peut être à l’aise dans un registre tout autre.
Des trois BD de Smudja que j’ai lues jusque là, c’est bien celle-ci qui a ma préférence. Comme un musée vivant, cette série vous transportera dans le quotidien revisité de grands noms qu’à l’école vous rechigniez à vouloir retenir. Qui sait ? Peut-être cette lecture vous (re)poussera-t-elle à vous renseigner à nouveau sur les œuvres des peintres de cette époque et à vous amuser à les retrouver dans "
Le bordel des muses" ?!
A lire !
Nota : En juin 2007, ce tome 2 sera réédité sous un nom de série différent:
Le cabaret des Muses. (Juin 2007 correspond à la sortie du tome 3.)