Starchild est un album bien à part, tout d'abord parce qu'il ne se laisse pas découvrir sans effort ! Il faut passer les longues pages de textes, il faut passer ces écueils plein de flou, de phrases obscures qui gardent leur secret. Mais surtout il faut accepter que l'histoire prenne son temps, qu'elle se déroule lentement sans se presser, sans laisser ses ombres se disperser trop vite !
C'est peut-être ce qui refroidira le plus les lecteurs potentiels, cette façon de dire les choses en 10 pages plutôt qu'en 1, cette façon de laisser le temps couler tranquillement, de digresser, de s'amuser sans cesse avec les ellipses, les flash back, les histoires dans les histoires !
Bref le lecteur potentiel risque de faire la grimace devant ce qui fait de cet album une très grande oeuvre, son exigence !
Car oui, vraiment, Starchild est fantastique, Owen, non seulement, est libre de toute contrainte (il s'auto-publie), mais en plus il s'amuse avec tout les codes du genre, la narration morcelée, qui ralentit parfois jusqu'à l'arrêt le plus complet, qui devient texte illustré, qui balance un flash back en plein milieu d'une scène, puis la mise en scène est fabuleuse aussi, et principalement parce que Owen semble prendre plaisir à jouer avec les limites de la case et du blanc qui l'entoure !
le dessin est assez maladroit au début pour très rapidement devenir vraiment beau. L'écriture pourrait être parfois plus synthétique, mais je pense aussi que cela pourrait certainement oter tout le charme de ce style (je suis paradoxal, je sais !)
Je n'ai pas aimé tout de suite, mais à force de petits effort je me suis très rapidement laisser entraîner !
je vous en conseille très fortement la lecture en tout cas, laissez vous séduire par ces 258 pages en noir et blanc pleines d'énergie et de personnalité.
Merci Kymera d'enfin traduire cette oeuvre tant saluée aux USA !
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