Malgré tout, j’avais bien aimé le tome 1. Les disproportions et les erreurs de dessin qu’on lui a reprochées ne m’avaient pas choqué dans ce style de graphisme. Les félins du T2 me rappellent le tigre de Musclor, mais ça passe aussi. Ca colle avec le tout. Enfin, c’est vrai, le dessin de Cauuet a mûri, s’est affiné, et c’est très bien ! Les couleurs, faites à l’informatique, sont également très adéquates au style et sont souvent superbes.
Il est vrai aussi que si le tome 1 n’avait pas séduit, "Aster" a joué de malchance en voyant sortir son tome 2 en même temps que d’autres BD comme "Alim le tanneur". Le malheur des uns faisant le bonheur des autres...
Tout en restant dans la lignée assez classique de tout ce qu’on a pu voir en
Heroic Fantasy, "Aryamâ" voit l'intrigue avancer. On se rappelle que les Ksatriyas seraient en possession d’un quatrième pendentif (voir les premières planches du tome 1). Là, on termine le tome 2 avec une résurrection posant bien des questions sur à la fois le pourquoi de l’événement, mais aussi, par extension, sur le vieillard aveugle, car notre ressuscité renaît avec les mêmes yeux blancs... Des tas d’indices, comme ça, que l’on collecte au fil des pages et qui, c’est certain, auront leur utilité.
Bon, je dois l’avouer, je trouve que beaucoup de pistes sont ouvertes et que les multiples noms (un peu trop ?) exotiques ne sont pas là pour aider. M’enfin, il faut bien que le monde d’Aster se construise une identité propre – ce monde est d’ailleurs une réussite de conception : les paysages et les architectures inventés par les auteurs, sans être un modèle d’originalité, sont de toute beauté.
Je n’aime pas le (pourtant gentil) Feïn-Feïn, par contre. C’est un élément qui me paraît superflu (à moins qu’un vrai rôle l’attende par la suite ?). Un gadget de HF, quoi... S’il n’est là que pour être le compagnon de Niman, il ne sert à rien. Boarf, je ne pense quand même pas que les auteurs l’aient créé pour faire du merchandising avec son effigie en peluche ou en figurine... ;-)
Allez, que les choses soient dites. "Aster", par ce deuxième tome (à la couverture bien meilleure aussi que celle du premier) nous rappelle à lui, nous supplie d’y être fidèles et nous promet qu’on n’aura pas à le regretter. Si la série continue sa progression, gageons que ce sera pari réussi.
A suivre, donc. HF loisir à siroter tranquille entre deux lectures qui vous demanderaient plus de concentration.