Comme pour les transitions entre certains tomes, celle entre le tomes 5 et ce tome 6 laisse perplexe. La BD « Les portes d’Alger » refermait ses pages sur une coïncidence : Fier-Henri, l’oncle de Baptiste, prenait la mer en direction de l’Algérie au moment même où Baptiste, lui, amorçait son retour vers la France. Je pensais qu’allait être développée cette situation. Mais non. C’est brutalement au cœur de Paris qu’on retrouve un Baptiste promu imprimeur.
L’épisode 6 m’a davantage plu que le précédent. Toujours à côtoyer les plus grands, Baptiste Le Quéant se réaffirme pourtant comme un homme voulant regagner sa liberté, avoir les mains libres. Et c’est ce qui fait que les choses tournent un peu comme je l’espérais : ouf, on ne le verra pas continuer de prendre du galon : à ce rythme-là, il aurait fini chef de l’état au tome 8 !!!
Il faut dire que la série « Chronique de la maison Le Quéant » semble avoir été prévue pour s’arrêter à la fin ce sixième volet : la boucle y est bouclée à la dernière page, laissant quelques interrogations en suspens mais qui s’estompent vite face au fait que c’est un seul personnage qu’on suivait, et qu’on l’aura suivi jusque là où on souhaitait qu’il aille.
Après les tomes 1 et 2 sans indication de coloriste, les trois épisodes se déroulant en Algérie étaient mis en couleur par Chagnaud. Ce tome 6 rompt avec cela et c’est le dessinateur lui-même, Jusseaume, qui assure la colorisation. Je ne connais pas les motifs de cette cession de collaboration, mais cela n’altère en rien la qualité des planches : la différence ne choque pas du tout.
La « Chronique de la maison Le Quéant » reste une superbe fresque historique et d’aventure. Un tout, une très belle série que je conseille vivement !
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