Nouveaux repères pour ce troisième volet. Ou plutôt perte de repères. Nous sommes désormais de l’autre côté de la Méditerranée et l’intrigue qui nous est contée a beaucoup plus le parfum du mystère. Comme le héros, nous sentons bien que des choses nous échappent… mais qu’il faudra faire avec.
C’est une des forces de cette série : chaque tome est lié au précédent mais se veut un épisode à part entière. Ce qui confère à chaque opus une force nouvelle, et c’est de manière différente qu’on réfléchit à ce que l’on apprend. En effet, comme pour les tomes précédents, on côtoie l’Histoire, et cette fois, c’est de l’Histoire de l’Algérie qu’il s’agit. La BD, pour peu qu’elle soit réalisée sur la base de recherches sérieuses, s’impose comme un moyen bien agréable de se voir enseigner ce qui nous paraissait bien ennuyeux sur les bancs de l’école !
Comme pour fidéliser le lecteur à cette série, un palier de plus est franchi en ce qui concerne la qualité: c’est en effet Jean-Jacques Chagnaud (Le roman de Malemort, Où le regard ne porte pas) qui signe les couleurs de ce tome 3. Des couleurs qui mettent merveilleusement en valeur les somptueux paysages.
Allez, et quand même un petit point négatif pour ne pas que l’on me dise que je vois tout en rose : trois ans ont passé depuis le tome 1, mais Baptiste semble avoir vieilli de bien plus. En outre, sa couleur de cheveux a changé… Bref, Baptiste ne se ressemble pas trop d’un tome à l’autre. Dommage, mais bon… peu important, finalement.
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