Le style Catherine, c'est le récit d'une tranche de vie. L'auteur utilise à la manière d'un Michel Butor avec son roman "la Modification", le seconde personne du singulier pour raconter son histoire. Ainsi, il prend le lecteur à parti, comme si Catherine était son amie. De ce fait, cette bédé se découvre comme une discussion. Parfois on voit dès le début où cela nous mênera ; et parfois on ne voit seulement à la fin son but.
Personnellement, c'est dans ce cas là que je me trouve. L'histoire est bien menée, empreinte d'interrogations et parfois de mélancolie. A chaque page on a peur pour Catherine.
Le style graphique est assez particulier en donnant dans le semi-réaliste, il peut dérouter le lecteur. Il est statique et figé, mais étant donné la forme de narration c'est tout à fait normal. De part sa forme, j'ai été surpris par cette bd et j'ai passé un moment agréable.
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