Avec Ibicus tome 2 de Rabaté qui, en se trompant sur le nom d’un auteur de roman, commet sans doute une erreur qui lui vaut beaucoup mieux que s’il avait réellement dégoté un pavé de Tolstoï Léon, la série s’installe.
Après le succès du premier tome il fallait poursuivre sans s’essouffler. C’est chose réussie, et l’aventure visant à tirer profit de tout ce qui peut l’être sur la route du héros ou plutôt de l’anti héros est mise en exergue au point de devenir insupportable. Le récit met un point d’honneur à titiller nos bonnes consciences et l’amoralité de l’histoire est poussée vers un certain paroxysme.
Le lavis prend plus d’envergure tout en conservant le côté évanescent du dessin. Le trait est plus net et l’encre moins diluée. La narration en chapitre est illustrée à l’ancienne avec des ex-libris au sens réel du terme, dessinés à chaque page de transition. Ce souci du détail est touchant et contrastant avec la dureté de l’histoire. Difficile d’aimer un tel homme pourtant ce livre est assez fascinant. Je recommande donc de découvrir cette saga sur fond politico russe. C’est étonnant, agaçant et impressionnant. Et tout fonctionne !
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